Lettre 2: à San Francisco, le 15 mai 2018

A San Francisco, le 15 Mai 2018,

Chère Sophie,

Je ne vais pas commencer cette lettre en vous remerciant pour la vôtre, « qui m’a fait très plaisir ». C’est le cas, mais ce n’est pas votre genre…


Non, je vous écris pour vous détromper : si vous pensez que votre lettre n’a pas changé mon quotidien, c’est que vous connaissez mal le pouvoir des mots. Ou est-ce un manque de confiance en vous ? Je penche plutôt pour cette hypothèse. Votre style, votre écriture, le choix de la plume et du papier… Tout indique que vous aimez écrire.


Alors oui, votre lettre a changé mon existence. Et n’allez pas vous dévaloriser (et moi aussi par la même occasion) avec un « C’est une dame âgée, elle s’ennuie, il lui en faut peu… » ! C’est vrai, je suis âgée ; mais j’ai beau être à la retraite (si on considère que j’ai travaillé un jour), mes journées sont bien remplies ! Rassurez-vous, elles le sont toujours et vous ne m’empêchez pas non plus de dormir. Mais de temps en temps, mes pensées se tournent vers l’autre côté de l’Atlantique, où une personne a aimé mes livres…


Puisque vous n’avez pas voulu me raconter votre vie, j’ai tenté de la connaître par mes propres moyens. Mes recherches n’ont rien donné ; depuis quand ne trouve-t-on pas une jeune femme (vous travaillez, donc comparativement à moi, vous êtes jeune) sur les réseaux sociaux ? Mais plus j’y pense, moins cela me surprend…


Alors reprenez votre plume et expliquez-moi : Comment peut-on aimer les lettres et travailler avec des chiffres ?


Je ne vais moi-même pas vous raconter ma vie : si elle vous intéresse, vous la trouverez sur Internet !

J’attends avec impatience de vous lire,

Amitiés,

Adèle.


Iris Otello, Mai 2020

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