Lettre 1: A Paris, le 28 Avril 2018...

Chère Vous,

Je ne vais pas commencer cette lettre en vous disant « J’adore ce que vous faites ». C’est le cas, rassurez-vous : ce n’est pas une lettre de menaces ! Mais ce n’est pas mon genre, et aussi agréable que cela soit, vous devez être fatiguée d’entendre ou de lire cela.


Non, je vous écris parce qu’en marchant dans la rue il y a quelques jours, j’ai lu une inscription sur un mur : « Tu n’as qu’une vie. Autant essayer de marquer l’Histoire. ». J’ai aimé l’idée. Mais plutôt que marquer l’Histoire avec un grand H, j’ai eu envie de marquer la vôtre. Pas par une révélation fracassante qui remettra en cause toute votre vie. Cette lettre ne va probablement même pas changer votre quotidien. Il n’empêche : pendant que vous lisez ces lignes, j’existe. Vous savez maintenant que de l’autre côté de l’Atlantique, une personne qui « aime beaucoup ce que vous faites » vit. Et même si vous m’oubliez une fois cette lettre terminée, ce n’est pas grave, j’aurai au moins fait une apparition dans votre vie. Je n’en demande pas plus.


Je ne vais pas abuser de votre temps plus longtemps, et surtout pas en vous racontant ma vie. D’abord vous avez bien mieux à lire, ensuite il n’y a rien à raconter. La preuve ? Je suis comptable…


Vous-même, ne perdez pas votre temps à me répondre : Penser que vous avez lu ma lettre me fait déjà suffisamment plaisir !

Je vous souhaite une belle continuation,

Sincèrement,

Sophie.



Iris Otello, Mai 2020

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